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Ah ces assistés !

La chronique d’Eric Bocquet - 5 janvier 2018

Ah ces assistés !

Les gouvernements successifs ont la fâcheuse habitude de faire la chasse aux chômeurs et aux allocataires du RSA. Voilà les causes des difficultés du pays. Ces gens là sont, aux yeux de nos gouvernants, coupables de leur situation, ils devraient donc respecter les « devoirs » qui leur sont imposés. M. Macron l’a dit récemment à la télévision, il faut bien qu’il y ait des règles quand même ! Obligation du suivi individuel, obligation d’accepter toute offre raisonnable après deux refus et fournir en plus un travail gratuit tandis que le gouvernement vient de faire un chèque de plusieurs milliards d’euros aux assujettis à l’ISF. Madame Muriel Pénicaud, Ministre du Travail applaudit à cette décision, elle qui payait 62 000 euros d’impôts au titre de l’ISF en payera en 2018 « ZERO » ! Bande de fainéants, dixit Jupiter, il y a quelques temps.

Alors, il convient, de temps à autres, de remettre les pendules à l’heure car existe toujours dans nos sociétés libérales très organisées le risque de s’habituer, de ne plus réagir, de renoncer… eh bien non, hors de question.

Il y a aussi dans notre société cette catégorie d’assistés sociaux qui font en permanence la chasse aux allocations en tout genre, ils trouvent même cette situation somme toute confortable et ils s’y complaisent. Alors les contribuables payent pour ceux qui n’ont pas envie de travailler, au lieu de chercher du boulot, ils s’enferment délibérément dans la trappe à pauvreté.

Il est temps, mes chers amis, de revenir sur terre. Deux chiffres suffiront. Le premier à destination des économistes libéraux : un peu plus d’un tiers des personnes qui auraient droit au RSA ne le demandent pas, parfois parce qu’ils ne sont même pas informés sur leurs droits, qu’ils jugent les démarches trop complexes ou simplement qu’ils refusent le stigmate d’assisté. Oui, chez les « pauvres » on a sa dignité humaine. Le second chiffre est le suivant, les deux tiers des adultes (hors étudiants et retraités) en situation de pauvreté ont un emploi ou en recherchent activement un. Les pauvres sont comme tout le monde, ils n’ont pas envie de tomber dans la trappe et ils s’activent beaucoup pour en sortir quand ils s’y trouvent.

Allez les amis, une très belle année à chacune et chacun, de la résistance, du rassemblement, du débat de fond et le tout sur un fond d’excellente santé !