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Macron s’en va-t’en guerre…

La chronique d’Eric Bocquet - 20 avril 2018

« Mironton, Mironton, Mirontaine, Macron s’en va-t’en guerre, ne sait quand reviendra », et c’est bien là le problème.

Samedi matin, sur les écrans de BFM TV, ces images, très lointaines, des bombardements sur la Syrie, quelques points lumineux dans la nuit noire et puis cette image cent fois diffusée du QG de guerre à l’Elysée, avec Macron à la table ovale avec son état-major de combat, une image analogue à celle des présidents américains dans les situations de crise à la Maison Blanche. Le mimétisme est tout à fait impressionnant.

De Gaulle doit se retourner dans sa tombe à Colombey-les-deux-Eglises ! Alignement complet, 3 chefs d’Etat du monde, Trump « tweetoman », excusez ce néologisme, Theresa May emberlifiquotée dans son Brexit, et Macron aux prises avec quelques mouvements sociaux dans l’hexagone. Tous trois décident de balancer des missiles sans que les preuves nous aient clairement été fournies. Cela rappelle furieusement le show de Colin Powell à l’ONU avec les fioles prouvant l’existence des armes de destruction massive en Irak, c’était en 2003.

Où est l’ONU aujourd’hui ? Nulle complaisance de notre part à l’endroit du régime de Bachar Al Assad. On frappe dans une région, le Moyen-Orient, où rien n’est stabilisé depuis des décennies, une poudrière permanente. Daech en embuscade, pourvu que ça se passe bien dans les prochaines semaines à Paris, à Londres et à Washington. Un seul fanatique, martyr d’Allah peut demain choisir de sacrifier sa vie, dans le métro, au théâtre, n’importe où !

Jupiter, après voir viré le général De Villiers nous fait clairement comprendre que c’est lui le chef suprême, il mène sa guerre. Sans doute faudra-t-il demain changer son nom, dans la mythologie romaine Jupiter gouvernait la Terre et le Ciel, on va désormais l’appeler Mars, le dieu de la guerre. Cela dit, dimanche soir, nous avons vécu un grand moment avec l’interview du Président par Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin sur BFM. On a revécu l’émission « Sacrée soirée » de Jean-Pierre Foucault, un Macron un peu agacé, un peu déstabilisé par les questions impertinentes des deux compères du soir. Pas de journalisme de complaisance, de vraies questions ; évasion fiscale, CICE, verrou de Bercy, les dividendes ! Ah, c’est sûr, le gars de chez Rothschild n’a pas trop apprécié. Dans la coulisse, Brigitte se faisait un sang d’encre… Quant à moi j’ai adoré, et suivre l’émission jusqu’au bout, c’est rare !