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Agnès aime les smarties…

La chronique d’Eric Bocquet - Vendredi 10 janvier 2020

La récente nomination au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur de M. Jean-François Cirelli a de quoi faire réagir, et d’ailleurs les réactions n’ont pas manqué  ! M. Cirelli est le représentant en France de l’entreprise BlackRock. Qui est BlackRock  ? Le premier gestionnaire d’actifs financiers du monde, il pèse la bagatelle de 6 000 milliards de dollars, soit 5 364 milliards d’euros. Une nomination qui intervient au beau milieu du mouvement historique de lutte contre la réforme des retraites dans notre pays.

Et l’on voudrait nous faire croire qu’elle ne serait « que pure coïncidence » pour reprendre les termes de Mme Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, qui fut en 2017 candidat à la primaire des Républicains en vue de la Présidentielle. Son slogan de candidat à l’époque était  : « Le renouveau c’est Bruno ». Bof  !

M. Le Maire, aujourd’hui dans les médias, se répand en déclarant que BlackRock ne s’occupe pas des retraites. Ah bon  ! J’ai en mémoire une audition de M. Cirelli à la commission des finances du Sénat, en février 2017. M. Cirelli présentait son entreprise en termes très clairs, je le cite  : « BlackRock est un actionnaire important des groupes français du CAC 40, les trois quarts des actifs investis le sont pour la retraite ».

M. Le Maire nous dit que l’actuelle polémique relève du fantasme et qu’il faut, de manière responsable, traiter avec les faits. Changeons de slogan  : avec Bruno, c’est Pinocchio  ! ».

En effectuant quelques recherches, on apprend, par exemple, que BlackRock gère les retraites des enseignants du Texas ou encore des pompiers de New-York… entre autres. La loi Pacte, déjà, avait ouvert la porte au processus de retraite par capitalisation en encourageant l’ouverture de « plans épargne retraite » individualisés. Et puis on se souvient de la réception à l’Elysée en juillet 2019 de M. Larry Fink, le PDG de BlackRock, en grandes pompes, mais tout cela ne relève que de la pure coïncidence.

Dans ce contexte, Agnès Pannier-Runacher nous explique tranquillement, face à J. J Bourdin, que BlackRock n’a rien à gagner à cette réforme des retraites, elle nous dit « le marché français pour BlackRock c’est une boite de smarties ».
Mes amis, mes camarades, je vous propose de faire livrer à Bercy, pour Agnès, l’équivalent en boites de smarties du poids financier de BlackRock. Cela fait 8 300 milliards de boites à 72 centimes pièce.

Attention à la crise de foie Agnès  !