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Actualité

Question écrite

Aide française à l’éducation

M. Éric Bocquet appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’aide française à l’éducation.

La Coalition éducation, qui regroupe 16 organisations, a interpellé les parlementaires sur la question de l’aide publique française à l’éducation dans les pays en développement et sur « le fossé qui existe entre les priorités politiques affichées par la France et la réalité de ses engagements en faveur de l’éducation dans le cadre du budget de l’aide publique au développement (APD) ».

Selon les chiffres déclarés par la France au Comité pour l’aide au développement de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) pour l’année 2016 (dernières données disponibles), notre pays a consacré 992 millions d’euros d’aide bilatérale à l’éducation dans les pays en développement.
Sur ce total, seulement 25,7 % sont dirigés vers les pays d’Afrique subsaharienne, 17,7 % vers les pays prioritaires de l’APD et 4,2 % vers le Sahel. L’appui aux systèmes d’éducation de base ne représente que 13 % de l’aide bilatérale à l’éducation dans les pays d’Afrique subsaharienne et 25 % dans les pays du Sahel.

Or, l’éducation de base – qui comprend l’éducation pré-scolaire, le primaire et l’alphabétisation – doit être assurée à chacun et chacune, sans discrimination ni exclusion, d’autant plus dans les pays fragilisés.

Rappelons que l’accès à une éducation de qualité reste un précieux et puissant rempart contre la violence et la barbarie. Des moyens doivent donc y être consacrés.

En 2019, la France présidera le G7. Dans cette perspective, elle a affiché sa volonté politique de construire avec l’Afrique la bataille contre les inégalités et de lancer un élan mondial pour l’éducation.

C’est important et si nécessaire lorsque 75 millions d’enfants et de jeunes, majoritairement des filles, sont déscolarisés dans 35 pays en proie à des crises ; si nécessaire encore lorsque l’on sait que le nombre d’enfants à scolariser augmentera d’ici 2030 pour atteindre 444 millions.

Aussi et afin que l’aide bilatérale à l’éducation puisse répondre aux besoins éducatifs les plus fondamentaux et urgents, il est demandé quelles sont les mesures aujourd’hui envisagées pour permettre de porter une véritable éducation de base en direction des pays les plus pauvres.

Il lui demande également quels engagements seront pris, dans le cadre du futur G7, pour que la France contribue, en coordination avec l’ensemble de la communauté internationale, y compris les pays partenaires, à renforcer les capacités des États les plus fragiles en matière de conception et de mise en œuvre des politiques éducatives.