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Chronique

Et pendant ce temps-là… Dalida

La chronique d’Eric Bocquet - Vendredi 15 février 2019

Le Président mouille la chemise, il va au charbon, il descend dans l’arène, il suscite la pâmoison ou l’extase de certains journalistes, « Ah quand même, ce Président jeune, quel talent  ! débattre ainsi pendant des heures avec le peuple… » Mais que vient faire Dalida dans ce billet me direz-vous  ? Eh bien, ces heures de débat avec les gens m’ont fait dernièrement penser à cette célèbre chanson de Dalida, « Paroles, paroles » et notamment à certaines lignes dont je vais entrelarder ce billet.

« Encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots, rien que des mots… »

Car, en effet, on attend avec impatience les conclusions qui seront tirées de ce grand débat national et surtout les réponses et propositions qui seront formulées concrètement au printemps.

Sans faire de mauvais esprit, quand même, le cadre est étroit, notre sémillant Président choisit ses questions, choisit ses interlocuteurs et déclare d’emblée qu’on ne reviendra pas sur les mesures fiscales du début de quinquennat (qui doivent avoir cependant un lien étroit avec la crise des gilets jaunes), on ne rétablit pas l’ISF, on ne parle pas salaires, retraites et pouvoir d’achat…

« Caramels, bonbons et chocolats…
des mots magiques, des mots tactiques
qui sonnent faux…
Rien ne t’arrête quand tu commences… »

Jupiter prend des notes, réplique, recadre « les enfants » à l’occasion, c’est plus fort que lui, évoque le possible retour en arrière sur la limitation de vitesse à 80 km/h sur les départementales, franchement, pas fondamental dans la période et ça ne coûte pas cher  !

Les gens persistent et réclament la justice fiscale, la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, évoquent la lutte contre l’évasion fiscale. Je ne sais pas si le Président Macron mesure bien la profondeur du sujet social ; s’il n’y a pas, au bout du débat, des mesures concrètes, sonnantes et trébuchantes… Qu’adviendra-t-il  ?

Et pourtant, ils y mettent les moyens. Et pendant ce temps-là, au Sénat, Bruno Le Maire défend sa loi PACTE, forcément libérale et le docteur Diafoirus-Migaud, premier Président de la Cour des Comptes, remet à Jupiter puis à Gérard Larcher son ordonnance avec potions, clystères et saignées… Réduisez la dépense publique blablabla  !

« Paroles, paroles, paroles…
Si tu savais comme j’ai envie d’un peu de silence…
Que tu es belle  !
Paroles, paroles, paroles… »