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Le nez de Cléopâtre et le sexe de Benjamin…

La chronique d’Eric Bocquet - Vendredi 28 février 2020

L’idée de cette semaine a surgi dans le débat des élections municipales parisiennes. Le penseur Pascal du XVIIe siècle eut cette formule restée célèbre  : « Si le nez de Cléopâtre eût été plus court toute la face du monde aurait changé ». On pourrait aisément s’amuser en transposant la formule à la situation créée par M. Benjamin Griveaux. Nous nous garderons ici d’émettre le moindre jugement moral, chacun aura son avis, non, nous nous limiterons ici à l’aspect drolatique des choses. Rien de bien nouveau sous le soleil ma foi, déjà, le grand Rabelais, dans sa littérature nous fournit de nombreuses références au sujet.

On se rappellera tous et toutes le succès de Pierre Perret où il nous apprenait tout sur le zizi (en 1975). Succès incontesté entré au patrimoine commun, sans grossièreté et avec le sourire. Citons-en un extrait tout à fait approprié à notre actualité numérisée  : « On apprend la vie secrète des angoissés de la bébête, ou de ceux qui trouvent dégourdi de montrer leur bigoudi ».

Je me suis amusé à chercher les noms désignant le sexe masculin. J’ai renoncé à les compter mais je ne résiste pas à l’envie d’en citer un certain nombre, vous verrez, ça va dans tous les sens, si je puis me permettre. Commençons avec les plus neutres, pénis, verge, phallus, organe, sexe et puis les plus familiers, zizi, Popaul, la bistouquette, pour les ch’tis biloute évidemment, façon argotique le frétillant, le petit chose et les deux orphelines de Pierre Perret, ou encore le service trois pièces, la nouille, le braquemard… Bref, la liste est longue.

Je pourrais ainsi l’allonger (la liste bien sûr) jusqu’à la fin de ce billet un peu particulier mais risquerais de sombrer in fine dans le graveleux et l’indécent, reconnaissons que le sujet ne peut pas être mis entre toutes les mains et ce vocabulaire spécial dans toutes les bouches. Evidemment, les commentateurs se sont délectés en analyses, commentaires et autres décryptages voyeuristes mais ces débauches verbales et leur volume sont inversement proportionnels à l’importance du sujet.

Débattons des vrais enjeux, logement, cuture, bien vivre ensemble, démocratie, valeurs républicaines, finances des collectivités, commerce local, éducation… la vraie vie quoi  !

Il nous faut travailler et nous engager avec nos concitoyens, largement déboussolés ces derniers temps, donnons des repères dans la proximité. Je ne me permettrai de donner qu’un seul conseil à Benjamin Griveaux, il devrait prendre des cours d’anatomie car le nombril c’est un peu plus haut  !