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Actualité

Question écrite

Santé mentale des actifs en France

M. Éric Bocquet attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la problématique de la détresse psychique au travail.

Une récente étude de la fondation Pierre Deniker et de l’IPSOS, présentée au Conseil économique, social et environnemental, tout dernièrement, portait à connaissance que 22 % des actifs présentent une détresse « orientant vers un trouble mental » comme la dépression ou les addictions.

Les résultats de l’étude sont préoccupants.

Les facteurs de risques psychosociaux au travail ont, en effet, une forte influence sur la santé physique comme mentale des salariés. Le stress est le premier risque socioprofessionnel et il est constaté une augmentation constante des pathologies mentales liées au travail.

Le déséquilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, les horaires décalés, le travail de nuit et des week-ends, les longues heures de transports pour accéder au travail, avoir un faible revenu ou encore avoir connu une période de chômage, sont autant de paramètres qui ont un effet sur la détresse des salariés. Au-delà de ces éléments factuels, le jugement, la perception et les émotions ressenties au travail peuvent également favoriser cette détresse.

Il peut être évoqué la question de la valorisation, de l’utilité, de la fierté au travail, de la solidarité, la communication, la confiance en l’avenir, la qualité des relations humaines...

Autant de facteurs déterminants qui influent fortement sur le risque d’une détresse orientant vers un trouble mental.

Cette étude, particulièrement précise et exhaustive, montre ainsi à quel point la santé mentale des actifs est un véritable enjeu de santé publique, un enjeu de société même.

À la suite de la publication de l’étude, le président de la fondation Pierre Deniker, a lancé un plaidoyer pour une politique d’évaluation et de prévention en santé mentale chez les actifs.

Il faut investir cette question.

Plus que jamais, les conditions doivent être créées pour que le travail puisse être une source d’épanouissement et non de mal-être.

C’est pourquoi, il est proposé que le Gouvernement puisse se saisir de ce sujet et il lui demande quelles actions ce dernier compte prendre au regard des résultats alarmants de cette étude.