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Actualité

Demande de question orale

Un an après le drame à Marseille, quelles mesures en faveur des délogés et du logement insalubre ?

Mme Michelle Gréaume interroge M. Julien Denormandie, ministre chargé de la ville et du logement, sur la situation des personnes délogées et les solutions proposées pour lutter contre le logement insalubre ou indigne depuis l’effondrement de deux immeubles à Marseille le 5 novembre 2018.

Depuis le drame de la rue d’Aubagne à Marseille, qui a coûté la vie à 8 personnes, environ 3 000 personnes ont dû quitter leur logement, temporairement ou définitivement, parce que leur immeuble, ou l’un des immeubles alentour, menaçait de s’effondrer.

Ce drame était prévisible puisque le rapport Nicol, commandé par le Gouvernement, en identifiait déjà les causes en 2015. Et ce n’est qu’un début, à en croire les associations, qui estiment à 40 000 le nombre de logements présumés insalubres à Marseille.

Les conséquences sont lourdes pour les personnes délogées  : outre les préjudices financier et matériel évidents, c’est le préjudice moral important, dû à l’angoisse de l’effondrement ou d’une nouvelle évacuation et à la perte de repères, qui doit être reconnu et compensé.

Ce drame de Marseille nous interpelle tous. L’insalubrité toucherait entre 400 000 et 800 000 logements en France. La fondation Abbé Pierre estime que 1,3 million de personnes sont contraintes de vivre dans des logements indignes et dangereux.

C’est pourquoi elle lui demande quels moyens humains, financiers et légaux l’Etat compte mettre en place au service des délogés, mais aussi plus globalement pour lutter contre le logement insalubre et indigne.